26 septembre 2008 11 janvier 2009 L’objectif que Raymond Meyer poursuit depuis trente-cinq ans consiste à donner vie à l’estampe. En imprimant les matrices que les artistes lui remettent dans son atelier à Pully, il fait exister une œuvre jusqu’alors gardée dans un cuivre et accompagne ainsi une importante partie de la création gravée d’aujourd’hui. La présentation du Cabinet cantonal des estampes se veut une coupe franche à travers la vie de cet atelier entre mai et décembre 2008 : ne faisant l’objet d’aucune sélection critique, les pièces exposées reflètent l’extrême diversité de l’art de l’imprimeur en taille-douce et le recherche constante de solutions inédites. L’incroyable appétit de Raymond Meyer pour la chose gravée fonde cette manifestation dont l’accrochage est renouvelé chaque quinze jours.
Tristan Pfund, Raymond Meyer au travail, Lutry, 2008, archives de l’atelier
Raymond Meyer (Morges, 1943)
Bernhard Luginbühl (* 1929), Grande roue, 1975-1980, eau-forte, 794 x 1184 mm, archives de l’atelier
Raymond Meyer (Morges, 1943)
Rolf Iseli (* 1934), Enfoncer une grosse pierre, [n. d.], pointe sèche et burin sur chine appliqué, 635 x 499 mm, archives de l’atelier