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Exposition: 16 novembre 2002 2 mars 2003
Henry Meyer dit ne pas être un graveur, alors quil a gravé plus de mille planches qui témoignent dune profonde compréhension des possibilités de la gravure. Depuis plusieurs décennies, il est attiré régulièrement par lestampe, que ce soit eau-forte, aquatinte, lino ou bois, quil pratique de manière à la fois très inventive et très exigeante.
Ses gravures ne sont pas des compositions obtenues à laide dune matrice patiemment gravée, mais des uvres nées dune longue aventure faite de provocations et de destructions. Il emploie souvent un support de base déjà investi préalablement, dune pâte créatrice à labourer, à modeler, à sacrifier pour aller plus loin. Rehausser, surimprimer le fascine, car la matière devient de plus en plus dense, au point de constituer un magma originel riche de possibilités.
Il réalise dinnombrables variantes à partir des mêmes matrices qui indéfiniment sont réutilisées. Chacune sinscrit dans sa relation avec les autres, chacune existe parce quelle est un peu les autres, mais différente. Ce rapport familiarité étrangeté crée une dialectique qui est lessence même de lestampe chez cet artiste.
Horror vacui. Le vide nexiste pas chez Henry Meyer. Il ne peut créer à partir de rien, Il part toujours de quelque chose, qui souvent nest rien en soi, pour le transformer en quelque chose dautre. uvre en devenir constant, qui sélève de ses propres décombres.

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